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Création d'un forum parlementaire sur les migrations et le développement

Dimanche, 25 Mai 2008 17:44 Actualités - Maroc
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Dans leur déclaration finale à l'issue de la conférence parlementaire sur le thème "Afrique et migration: les défis, les problèmes et les solutions", les conférenciers ont appelé à l'adoption de lois interdisant la diffusion d'idéologies racistes, sexistes ou xénophobes dans les médias, à appréhender ces problèmes et à améliorer l'intégration des migrants dans les pays d'accueil.

Ils ont souligné que les mécanismes conjoints et cohérents constituent les seuls moyens d'apporter des solutions aux préoccupations et aux pressions exercées par les migrations et permettent aux pays du nord et du sud d'en tirer profit pour leur développement.

Le document invite les pays développés à encourager les investissements dans les pays réputés être la source de migrations et de la traite des personnes au profit de projets à moyen et à long termes propres à créer de l'emploi pour la population locale qui risque d'envisager de migrer pour des raisons économiques.

Tout en appelant les pays d'accueil des migrants africains à adopter des mesures susceptibles de faciliter les transferts de fonds à travers des programmes mutuels avec les pays d'origine, les conférenciers soutiennent que ces transferts de fonds ne sont pas un substitut à l'aide internationale au développement.

Ils ont également plaidé pour l'encouragement des investissements africains dans les pays d'origine en mettant en place un organe chargé de la diaspora africaine, invitant à ce propos les gouvernements du continent à créer une banque chargée de mobiliser et d'investir les transferts de fonds effectués par les migrants.

Les parlementaires africains ont, d'autre part, exhorté les Etats à respecter leurs obligations quant à l'application des textes internationaux relatifs aux réfugiés et ceux garantissant la protection des droits humains, notamment le principe de non-refoulement.

Selon la déclaration finale, les réfugiés et les migrants doivent être impliqués comme des acteurs engagés dans le développement du pays et dans les stratégies de réduction de la pauvreté en reconnaissant le lien symbiotique entre autosuffisance des réfugiés et développement des communautés locales.

Elle a, de même, encouragé les pays à appuyer les initiatives de la société civile dédiées à la protection des droits des réfugiés et des migrants et à leur permettre de devenir autonomes grâce à des activités génératrices de revenus ou à l'accès à d'autres possibilités pour l'acquisition de moyens d'existence.
Les conférenciers invitent également les Etats concernés par la question des migrations à s'engager à appliquer les accords internationaux relatifs à la protection des droits des migrants, en particulier la convention internationale relative à la protection des travailleurs migrants et les membres de leurs familles.

Les pays d'accueil sont, pour leur part, appelés à respecter les droits internationaux légitimes des migrants relatifs aux pratiques religieuses, ainsi que les droits culturels, linguistiques et civils et à combattre les pratiques discriminatoires en milieu de travail.

Pour les participants à cette conférence africaine de trois jours, les Etats d'Afrique se doivent d'adopter une politique commune de migration en harmonisant les lois et les procédures en la matière conformément au cadre politique régional.

L'accent est également mis sur l'adoption de politiques de restriction des migrations à travers la mise en place d'une politique cohérente et concertée de gestion de la migration dans le cadre de la coopération multilatérale et inter-régionale.

Ils ont rappelé les engagements des pays d'accueil, notamment les pays européens dans le domaine des migrations et du développement, soulignant la nécessité pour ceux-ci d'élaborer des programmes de coopération réalistes dans le domaine de la migration légale et d'adopter des dispositifs visant à faciliter le mouvement des migrants sans recours à des politiques sélectives.

Lors de la séance de clôture de cette rencontre, les représentants des délégations égyptienne et algérienne ont exprimé leurs remerciements au Maroc pour l'accueil chaleureux qui leur a été réservé et pour la qualité de l'organisation de cette conférence parlementaire.

Le représentant de la délégation égyptienne a en ce sens exprimé les sentiments de considération et d'estime à SM le Roi Mohammed VI, saluant les efforts du Souverain en faveur de la promotion de la solidarité africaine et l'intérêt qu'Il porte aux questions et préoccupations du Continent.

De con côté, le représentant de la délégation algérienne a exprimé les sentiments de remerciement et de gratitude à SM le Roi, au gouvernement et au parlement marocains, et à travers eux au peuple marocain, estimant que cette conférence constitue "un grand évènement politique" à même de contribuer au raffermissement des liens d'amitié et de coopération fructueuse entre les pays d'Afrique.

Dans une déclaration à la presse, le président de la chambre des représentants, M. Mustapha Mansouri, qui a présidé les travaux de la séance de clôture de la conférence, a insisté sur l'intérêt des recommandations issues de cette conférence africaine en ce sens qu'elles jettent les bases d'un partenariat socioéconomique entre pays développés et pays africains, favorisent la création d'opportunités d'emploi en Afrique et la protection des migrants à la fois dans les pays d'origine, de transit et en Europe.

Cette conférence avait pour objectifs d'approfondir la connaissance des législations internationales sur la migration, de présenter les expériences relatives à la protection des droits des migrants et d'échanger les points de vue sur les migrations régionales et internationales.

MAP

Mis à jour ( Dimanche, 25 Mai 2008 22:03 )